Appelée aussi tortue éléphantine, la tortue des Seychelles, Dipsochelys elephantina, est la plus grosse des tortues terrestres. Elle détient aussi le record de longévité en dépassant allègrement 150 ans !


Fiche d’identité

Classe : Sauropsides

Ordre : Testudines

Famille : Testudinidés

Genre : Dipsochelys

Espèce : gigantea

Sous-espèce : -

Durée de vie : 150 ans

Taille & Poids : 1,20 m de long ; 350 kg

Incubation : ~3 mois, ~10 œufs

Habitat naturel : prairies herbeuses, mangroves, dune

Régime alimentaire : herbes, feuilles, rameaux…

Région d’origine : Aldabra (Seychelles)

Programme de conservation : -

Statut UICN : VU, vulnérable


Mode de vie

Les tortues des Seychelles sont solitaires mais se regroupent dans les zones ouvertes pour se nourrir. Aux heures les plus chaudes, elle se réfugie dans les mares boueuses ou à l’ombre des arbustes. Elle vit dans un milieu aride où l’eau douce est rare. Durant la saison sèche, elle se contente de l’eau contenue dans les végétaux qu’elle mange. Quand arrivent les pluies, elle boit dans les flaques par les narines !

La saison de reproduction s’étend de février à mai. La femelle pond dans un trou dans le sol qu’elle rebouche avant de s’éloigner pour ne pas y revenir. Les œufs éclosent 3 à 7 mois après la ponte. La durée de l’incubation varie avec les températures extérieures. Les nouveau-nés mesurent environ 6 cm pour un poids moyen de 45 g. La maturité sexuelle est atteinte vers 20-25 ans !


Signes distinctifs

La tortue des Seychelles est un peu plus imposante que la tortue des Galapagos, les mâles sont 20 à 30% plus gros que les femelles. Avec son long cou, elle peut atteindre des branches à un mètre de hauteur. Comme toutes les tortues, elle n’a pas de dents mais un bec très acéré qui coupe les végétaux.


Anecdote

Dès le 17e siècle, elle a constitué une ressource en viande pour les marins qui accostaient aux Seychelles. Elle a failli disparaître au 19e siècle ; on ne la trouvait plus alors que sur l’atoll d’Aldabra, difficilement accessible, et aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Grâce à sa réintroduction dans d’autres îles de l’archipel des Mascareignes, ses populations sont désormais importantes.

On estime la population à 150 000 tortues dont 100 000 vivent sur Aldabra où elles ne rencontrent aucun prédateur. Cette surpopulation a un impact sur la végétation mais il existerait une régulation naturelle des naissances.