L’ara de Buffon, Ara ambiguus, est l’un des plus grands aras et aussi l’un des plus menacés, avec environ 3 700 individus dans la nature.


Fiche d’identité

Classe : Sauropsides

Ordre : Psittaciformes

Famille : Psittacidés

Genre : Ara

Espèce : ambiguus

Sous-espèce : -

Durée de vie : 60 ans

Taille et poids : 84 cm de long ; 1 m d’envergure ; 1,3 kg maximum

Incubation : 26 jours, 2 à 4 œufs

Habitat naturel : forêts tropicales humides

Régime alimentaire : graines, noix, baies, fruits

Région d'origine : Amérique centrale

Programme de conservation : EEP

STATUT UICN : EN, en danger


Mode de vie

L’ara de Buffon, ou grand ara vert, niche et se nourrit presque exclusivement sur l’almendro (Dipteryx panamensis), un arbre endémique de l’Amérique centrale. Son bec puissant brise sans problème la dure coque qui entoure l’amande. Malheureusement, le bois très résistant de cet arbre est très prisé et il n’échappe pas aux coupes intensies : l’ara peut voler parfois sur de très longues distances, à la recherche de cette source de nourriture qui se raréfie.
Il vit en couple uni pour la vie, au sein de colonies pouvant regrouper jusqu’à 40 individus.


Signes distinctifs

Les aras se distinguent des autres perroquets par leur grande taille, leur gros bec et leur longue queue. L’ara de Buffon ressemble, en plus grand, à l’ara militaire : un plumage où le vert domine et un front rouge.


Anecdote

Tous les aras sont menacés, l’un d’eux, l’ara de Spix a déjà disparu de son milieu naturel et ne survit plus qu’en captivité.
Il ne resterait qu'environ 3 700 aras de Buffon dans la nature, dont 2 500 adultes. Son aire de répartition s’est considérablement réduite au Costa Rica, au Panama et en Équateur : routes, exploitations minières et plantations de palmiers à huile et de bananiers remplacent progressivement son habitat. Quelques actions de reboisement, la création d’aires protégées et des campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales voient le jour. Le plan d’élevage européen, auquel participe la Ménagerie, est géré par le zoo des Sables d’Olonne.