Les tamarins lions dorés, Leontopithecus rosalia, se répartissent sur une centaine de kilomètres, dans la "Mata Atlântica", forêt primaire côtière qui a bien failli disparaître. C’est l’une des forêts tropicales les plus menacées au monde : il ne subsiste que 8% de sa surface d’origine. Il ne doit sa survie qu’à la mise en place de réserves dans sa forêt d’origine et aux programmes de réintroduction.


Fiche d’identité

Classe : Mammifères

Ordre : Primates

Famille : Cébidés

Genre : Leontopithecus

Espèce : rosalia

Sous-espèce : -

Durée de vie : 22 ans

Taille & Poids : 30 cm de long + queue 37 cm ; 600 g maximum

Gestation : 4 mois et demi, 2 petits

Habitat naturel : forêt tropicale côtière

Régime alimentaire : fruits, fleurs, nectar, insectes, escargots, œufs

Région d’origine : Mata Atlântica au Brésil

Programme de conservation : EEP

Statut UICN : EN, en danger


Mode de vie

Le tamarin lion doré vit en petit groupe, jusqu’à 12 individus apparentés. Il passe la nuit dans un trou d’arbre, à l’abri des prédateurs. Il communique et défend son territoire par des marquages olfactifs, des cris variés et des mimiques faciales.

Généralement, seule la femelle dominante se reproduit avec un, voire plusieurs mâles. Les naissances ont lieu à la saison la plus humide, quand les ressources alimentaires sont abondantes. La mère va s’occuper des jumeaux nouveau-nés pendant deux semaines, les nourrissant d’un lait riche en protéines, puis tous les membres du groupe vont l’assister pour élever, apporter de la nourriture, protéger les petits.


Signes distinctifs

La couleur du pelage du tamarin lion doré varie du jaune pâle au rougeâtre. Les poils entourant la face sont plus longs et forment une sorte de crinière. Les ongles longs et fins ressemblent à des griffes et servent à dénicher les insectes sous les écorces.


Anecdote

Leur forêt originelle détruite à plus de 90% et le braconnage pour en faire des animaux de compagnie ou de laboratoire ont bien failli faire disparaître les tamarins lions dorés : dans les années 1970, il en restait moins de 200 dans la nature. Un ambitieux programme de conservation fut alors mis en place et continue d’être appliqué : zones protégées, reboisement pour créer des corridors permettant les échanges entre populations isolées, plan d’élevage en captivité et réintroduction d’animaux dans le milieu naturel. On estime aujourd’hui les effectifs entre 1 000 et 1 500 individus.