Le sanglier des Visayas, Sus cebifrons, est certainement le Suidé le plus menacé au monde. En seulement trois générations, plus de 80% de sa population a disparu !


Fiche d’identité

Classe : Mammifères

Ordre : Cétartiodactyles

Famille : Suidés

Genre : Sus

Espèce : cebifrons

Sous-espèce : -

Durée de vie : 15 ans

Taille & Poids : 55 cm au garrot ; 40 kg maximum

Gestation : 4 mois et demi, 2 à 4 petits

Habitat naturel : forêt tropicale, prairies d’altitude

Régime alimentaire : fruits, racines, tubercules, céréales, vers de terre

Région d’origine : Philippines

Programme de conservation : EEP

Statut UICN : CR, en danger critique d’extinction


Mode de vie

Le sanglier des Visayas vit généralement en harem de 4 à 5 individus, bien que des groupes plus importants ou des mâles solitaires peuvent être observés. Quelques jours avant la mise-bas, la laie devient agressive envers ses congénères. Les marcassins vont garder une année les rayures sombres qui les camouflent dans la végétation, avant de revêtir leur pelage adulte.


Signes distinctifs

Le sanglier des Visayas est un sanglier de petite taille, qui se reconnaît à la large bande de poils blancs à la base du groin.

Pendant la période de reproduction, les mâles portent une crinière de longs poils qui finit par leur cacher les yeux et qui s’étend jusqu’à la croupe.

Tandis que les sangliers ont, selon les espèces, 4 ou 5 paires de mamelles, le sanglier des Visayas n’en a que 3 !


Anecdote

Après avoir été décimé par la chasse et le braconnage, on ne le trouve plus désormais que sur deux îles des Philippines au lieu des six d’origine. Et sur ces deux îles, 95% de son habitat a disparu avec l’expansion des activités humaines ! Il est désormais protégé mais l’hybridation avec des cochons errants constitue une nouvelle menace.

Il était urgent de tout faire pour sauver l’espèce : des aires protégées ainsi que des centres d’élevage ont été créés sur les deux îles et des campagnes de sensibilisation ont vu le jour. En 2007, un plan d’élevage européen (EEP) auquel participent plusieurs parcs zoologiques, dont la Ménagerie, a été mis en place.

Son nom d’espèce, cebifrons, vient de Cebu, l’un des îles sur laquelle il vivait et d’où il a disparu.