Sa discrétion et son habitat difficilement accessible, souvent dans des zones de conflits, font de la panthère des neiges, Panthera uncia, un carnivore peu étudié dans la nature. Braconnage, disparition du territoire et diminution des proies sont les raisons de sa raréfaction. C’est l’un des félins les plus menacés.


Fiche d’identité

Classe : Mammifères

Ordre : Carnivores

Famille : Félidés

Genre : Panthera

Espèce : uncia

Sous-espèce : -

Durée de vie : 21 ans

Taille & Poids : 60 cm au garrot ; 1,30 m de long + queue 1 m ; 55 kg maximum

Gestation : 3 mois et demi, 2 à 3 petits

Habitat naturel : montagnes

Régime alimentaire : caprins, marmottes, faisans

Région d’origine : Mongolie, Himalaya, Pakistan

Programme de conservation : EEP

Statut UICN : EN, en danger


Mode de vie

Discrète, solitaire et vivant dans des régions peu accessibles, jusqu’à 5 500 m d’altitude, la panthère des neiges, ou once, est rarement observée. A l’inverse des autres panthères, elle chasse souvent en plein jour, attend à l’affűt sa proie et, d’un bond, peut sauter jusqu’à 10 mètres. Le territoire, plus ou moins étendu selon la densité des proies, est marqué par l’urine et par des griffures. Il n’est cependant pas farouchement défendu lorsqu’une autre panthère y pénètre.

Les couples ne se forment que pour quelques jours, le temps de l’accouplement. La mère met ses petits au monde dans un abri rocheux. Ils restent ensemble presque deux ans.


Signes distinctifs

La panthère des neiges est adaptée à la vie montagnarde : un épais pelage gris tacheté pour un parfait camouflage dans les rochers enneigés, des coussinets couverts de poils pour se protéger du froid, une longue queue pour garder son équilibre, des petites oreilles pour limiter la perte de chaleur corporelle, des poumons très développés pour pallier la raréfaction de l’oxygène.


Anecdote

Bien que protégée, elle est toujours chassée pour sa fourrure ou pour différents organes entrant dans la pharmacopée chinoise et doit faire face à la diminution de ses proies qui l’oblige parfois à s’attaquer au bétail.

Dans 9 des 12 pays où elle vit, des programmes d’observation permettent d’évaluer les populations. Des mesures de conservation peuvent ensuite être mises en place : création de zones protégées et de corridors, collaboration avec les éleveurs de bétail… On estime entre 5 000 et 6 000 individus vivant dans la nature.