Les chats marsupiaux, Dasyurus viverrinus, sont des carnivores appartenant à la même famille que le diable de Tasmanie (les Dasyuridés). Il en existe 6 espèces vivant en Australie ou en Nouvelle-Guinée. Le chat marsupial moucheté ne se rencontre qu’en Tasmanie.


Fiche d’identité

Classe : Mammifères

Ordre : Dasyuromorphes

Famille : Dasyuridés

Genre : Dasyurus

Espèce : viverrinus

Sous-espèce : -

Durée de vie : 6 ans

Taille & Poids : 60 cm de long ; 1,3 kg maximum

Gestation : 20 à 24 jours, jusqu’à 6 petits

Habitat naturel : forêts sèches, terres agricoles, landes, broussailles

Régime alimentaire : petits mammifères, insectes, oiseaux, reptiles, charognes

Région d’origine : Tasmanie

Programme de conservation :

Statut UICN : NT, quasi menacé


Mode de vie

Solitaire et nocturne, ce marsupial passe ses journées dans un terrier ou caché sous la souche d’un arbre. Il chasse la nuit et tue ses proies d’une morsure au cou. Il lui arrive d’essayer de chaparder une proie au hargneux diable de Tasmanie !

Au début de l’hiver austral, la femelle va donner naissance à une trentaine de jeunes mais seuls les six premiers qui arriveront à se fixer dans la poche marsupiale à l’une des six tétines pourront survivre et s’y développer durant 8 à 10 semaines. Les autres sont condamnés à mourir… Dès qu’ils quittent la poche, les petits restent encore quelques semaines à l’abri dans un terrier, la mère peut les transporter sur son dos pour les changer de cachette. Vers 5 mois, ils deviennent indépendants et vers un an ils sont en âge de se reproduire.


Signes distinctifs

Plus petit qu’un chat, ce petit marsupial a une fourrure dense, brune ou noire, tachetée de blanc excepté sur sa queue touffue. Les mâles sont plus gros que les femelles.


Anecdote

Les premiers chats marsupiaux décrits ont d’abord été classés dans la famille des opossums !

Le nom latin Dasyurus vient du grec Dasus, velu, et Oura, queue.

Le chat marsupial moucheté a disparu du sud-est australien dans les années 1960, peut-être victime de maladies transmises par des espèces invasives comme les chats et les renards. Relativement commun en Tasmanie, il est néanmoins menacé par les empoisonnements aux pesticides, la réduction de son habitat et la persécution des éleveurs de volaille.

Un programme de réintroduction d’une quarantaine d’individus dans un parc national du sud-est de l’Australie est actuellement en cours. Il nécessite en préalable l’éradication des prédateurs invasifs, tels les renards et les chats.