Ce petit crabe terrestre, Gecarcinus (Johngarthia) planatus, en l’absence de prédateurs sur l’île de Clipperton, prolifère et se nourrit de tout ce qu’il trouve, du tapis herbacé qu’il détruit, aux œufs des fous masqués pondus à même le sol.


Fiche d’identité

Classe : Malacostracés

Ordre : Décapodes

Famille : Gecarcinidés

Genre : Gecarcinus (Johngarthia)

Espèce : planatus

Sous-espèce : -

Durée de vie : ?

Taille & Poids : 6 cm (carapace)

Incubation : 10 jours, plusieurs milliers d’œufs

Habitat naturel : terriers creusés sur le littoral ou l’atoll corallien

Régime alimentaire : omnivore sur Clipperton (à l’origine végétarien)

Région d’origine : de la Basse-Californie au sud du Mexique, Archipel des Revilla Gigedo (Mexique), île de Clipperton (France)

Programme de conservation : -

Statut UICN : sans


Mode de vie

Crépusculaires et nocturnes, les crabes de Clipperton sont actifs durant les faibles précipitations. Ils craignent la dessication provoquée par la chaleur du rayonnement solaire. C’est pourquoi ils creusent des terriers ramifiés, de 30 à 50 cm de profondeur, dans les sols meubles de l’atoll (sable, débris coralliens, humus au pied des cocotiers) ou se réfugient dans les surplombs coralliens bordant le lagon. Ils profitent ainsi d’une humidité relative approchant les 100%. Ils ne vont jamais en eaux vives et n’entrent dans le lagon que pour y brouter les plantes aquatiques qui poussent sur sa bordure. C’est probablement la régression de la couverture végétale à Clipperton qui les a obligé à adapter leur régime alimentaire. En effet, ils sont aujourd’hui omnivores, ne dédaignant ni la bourre des noix de coco et l’écorce des arbres, ni les œufs, ni les cadavres et les régurgitations d’oiseaux, pas plus que les emballages cartonnés et plastiques !


Signes distinctifs

Ce petit crabe rouge-orangé est un excellent grimpeur de cocotier ! Terrestre, il ne survit pas plus de dix minutes dans l’eau.


Anecdote

Ces crabes proviennent de l’atoll français de Clipperton situé à 1 300 km au large du Mexique (Pacifique Est). Leur population, probablement en régression depuis une quarantaine d’années, est actuellement estimée à 11 millions d’individus.

Le nom de sous-genre Johngarthia est dédié à John Garth, américain spécialiste des crustacés (1909-1993).