L’axolotl, Ambystoma mexicanum, est un amphibien qui reste toute sa vie à l’état larvaire, sans jamais se métamorphoser !


Fiche d’identité

Classe : Amphibiens

Ordre : Urodèles

Famille : Ambystomatidés

Genre : Ambystoma

Espèce : mexicanum

Sous-espèce : -

Durée de vie :  6 ans

Taille et poids : 30 cm de long; 110 g maximum 

Incubation : 10 à 14 jours, 100 à 300 œufs

Habitat naturel : lac Xochimilco

Régime alimentaire : mollusques, poissons, arthropodes

Région d'origine : Mexique

Programme de conservation : -

STATUT UICN  : CR, en danger critique d’extinction


Mode de vie

L’axolotl est peu observé dans son milieu naturel. Patient, il attend sans bouger qu’une proie passe à proximité pour s’en saisir.

Solitaire, il communique peu avec ses congénères sauf lors de l’accouplement, par des signaux visuels et chimiques. Entre 12 et 18 mois, l’axolotl est en âge de se reproduire. Le mâle va déposer des spermatophores sur les rochers ou les plantes puis la femelle va se positionner au-dessus pour les insérer dans son cloaque et ainsi féconder les œufs. Un à trois jours plus tard, elle va pondre des chapelets d’œufs qui vont se fixer sur les substrats. Les petits sont indépendants dès l’éclosion.


Signes distinctifs

Le Jardin des Plantes fut, en 1863, le premier établissement européen à recevoir des axolotls. Duméril, alors professeur au Muséum, découvrit et décrivit un étrange phénomène : l’axolotl est une salamandre qui va rester au stade larvaire toute sa vie mais va pouvoir se reproduire. Cette propriété, la néoténie, est due à la glande thyroïde atrophiée qui ne va pas produire suffisamment de thyroxine, l’hormone qui permet la métamorphose. L’axolotl ne quitte ainsi jamais le milieu aquatique, respirant grâce à ses branchies très vascularisées. En laboratoire, il fait l’objet d’études en embryologie, en génétique, en neurobiologie et bien sûr en endocrinologie : il est ainsi possible de déclencher sa métamorphose par injections d’hormones ou par modifications du milieu environnemental.


Anecdote

Si l’axolotl se reproduit bien en captivité, il pourrait rapidement disparaître de son milieu naturel. En effet, le seul lac où il vit, près de Mexico, subit diverses pollutions, les canaux sont asséchés. Des gros poissons, comme les tilapias, ont été introduits et le vorace axolotl, qui n’avait pas de prédateurs, devient à son tour une proie. Réputé pour sa chair depuis la civilisation aztèque ou encore utilisé en médecine traditionnelle, on le trouve parfois sur les marchés locaux.